Arbitrage by La Poste

Arbitrage : L’expulsion de Vitinha n’était pas incontournable

Après chaque journée de Ligue 1 McDonald’s, la Direction de l'arbitrage de la FFF analyse certaines situations qui ont nécessité le recours à l'assistance vidéo durant le week-end.
avec la FFF
Publié le 12/02/2026 à 11:02
3 min de lecture
Le milieu de terrain du PSG Vitinha lors du dernier Classique.

Cette semaine, la Direction de l’arbitrage de la FFF revient sur trois situations intervenues au cours de trois rencontres de la 21e journée de Ligue 1 McDonald’s. Elle analyse notamment la faute de Vitinha sur Leonardo Balerdi dans le Classique contre l'OM, ou encore celle d'Endrick face au FC Nantes.

Paris Saint-Germain – Olympique de Marseille (8e minute)
Alors que le Marseillais Leonardo Balerdi joue le ballon du pied droit, le Parisien Vitinha intervient au sol, face à cet adversaire, et provoque un contact de la jambe gauche sur la jambe droite de ce dernier. L’arbitre siffle la faute et avertit le joueur parisien. L’arbitre vidéo analyse la situation afin d’apprécier la nature du contact et confirme la décision prise sur le terrain.

Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Le joueur parisien intervient avec la jambe gauche en avant et sa semelle entre en contact avec le tibia droit du joueur marseillais. Toutefois, le contact ne s'accompagne pas d'un appui prolongé et la jambe du joueur parisien est en train de se replier, ce qui limite l’impact physique. Par conséquent, l'absence d'intensité excessive dans le geste permet à l'arbitre de considérer que l'exclusion n'est pas incontournable. La décision de l'arbitre, particulièrement précis dans son analyse sur le terrain, ne correspond pas à une erreur manifeste au sens des Lois du jeu.


FC Nantes – Olympique Lyonnais (57e minute)
Le Lyonnais Endrick, déjà averti, est engagé dans un duel avec le Nantais Dehmaine Tabibou le long de la ligne de touche, alors que le ballon est sur le point de quitter l'aire de jeu. Il vient alors impacter la cheville gauche de son adversaire en donnant un coup de pied. Les deux joueurs se retrouvent au sol. L’arbitre, ayant perçu le geste, sanctionne le joueur lyonnais d’un carton jaune, entraînant son exclusion pour avoir reçu deux avertissements. L’arbitre vidéo analyse ensuite la nature de l’intervention et considère qu’il pourrait s’agir d’un acte de brutalité. Il invite l’arbitre à procéder à une revue vidéo. À l’issue du visionnage, l’arbitre annule le second avertissement et prononce une exclusion directe.

Analyse de la Direction de l’Arbitrage
La force employée dans le coup de pied du joueur lyonnais demeure limitée, sans intensité excessive ni caractère manifestement violent. Ces éléments ne permettent pas de caractériser un acte de brutalité au regard des Lois du Jeu. L’avertissement, initialement adressé pour avoir donné un coup de pied de manière inconsidérée, ne constitue donc pas une erreur manifeste. Dans ce contexte, l’intervention de l’assistance vidéo n’était pas attendue et l’arbitre disposait des éléments suffisants pour maintenir sa décision initiale.


FC Metz – LOSC (4e minute)
Le Lillois Matias Fernandez Pardo se présente dans la surface de réparation messine en possession du ballon. Après avoir joué ce dernier, il chute alors que le gardien messin Jonathan Fischer intervient au sol pour s’opposer. L’arbitre accorde un pénalty, estimant qu’un contact irrégulier a été commis, sans sanction disciplinaire associée. L’arbitre vidéo analyse l’ensemble de la phase, tant la manière dont le ballon est joué que l’éventuel contact entre le gardien et l’attaquant. Considérant la décision de pénalty comme une erreur manifeste, il invite l’arbitre à revoir les images. À l’issue du visionnage, l’arbitre annule sa décision initiale. Le jeu reprend par un coup franc indirect et un avertissement est adressé à l’attaquant pour simulation.

Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Les images montrent que le gardien messin joue clairement le ballon sans commettre de faute. Elles mettent également en évidence l’absence de contact entre le gardien et l’attaquant lillois. Ce dernier se laisse tomber au moment de l’intervention du gardien, dans le but d’obtenir un pénalty. La simulation est ainsi caractérisée. L’assistance vidéo a permis de corriger la décision initiale et d’aboutir à la décision appropriée : coup franc indirect en faveur de l’équipe défendante et avertissement à l'attaquant pour comportement antisportif.