Cette semaine, la Direction de l’arbitrage de la FFF revient sur trois situations intervenues au cours de trois rencontres différentes de la 13e journée de Ligue 1 McDonald’s. Elle analyse notamment le but marqué contre son camp par le Nantais Chidozie Awaziem contre le FC Lorient.
FC Nantes – FC Lorient (45e+1 minute)
Sur un centre du Lorientais Bamo Meïté en direction de son partenaire Sambou Soumano, en position de hors-jeu dans la surface de réparation adverse, le Nantais Chidozie Awaziem intervient à l'aide d'un tacle glissé et dévie le ballon dans son propre but. Considérant que le hors-jeu est sanctionnable car l'attaquant « impacte le défenseur » selon lui, l'arbitre assistant lève son drapeau ; l'arbitre décide alors de refuser le but. L'arbitre vidéo invite ensuite l'arbitre à analyser la séquence en bord de terrain pour réinterroger sa position initiale. L'arbitre prend finalement la décision de valider le but.
Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Le début de la phase offensive, ainsi que le duel entre les deux joueurs près de la ligne médiane, ont été correctement appréciés par l’arbitre et l’arbitre vidéo, sans erreur manifeste. Par ailleurs, concernant la position de hors-jeu de Sambou Soumano, l’analyse montre qu’il ne prend pas une part active au jeu et ne commet aucune interférence avec les adversaires. En effet, sa distance par rapport au défenseur et au gardien nantais confirme qu’il ne répond à aucun des critères suivants de la Loi 11 :
– il ne les empêche pas de jouer ou d'être en position de jouer le ballon en entravant clairement leur champ de vision ;
– il ne leur dispute pas le ballon ;
– il ne tente pas clairement de jouer le ballon avec une action qui pourrait influencer leur réaction ;
– il n'effectue pas d'action évidente qui influencerait clairement leur capacité à jouer le ballon.
Ainsi, en application de la loi, le but devait bien être accordé.
LOSC – Paris FC (90e+4 minute)
A l’entrée de la surface de réparation adverse, le Lillois Marius Broholm frappe au but et le Parisien Timothée Kolodziejczak dévie le ballon. Considérant qu’un contact sanctionnable du ballon avec le bras du défenseur s’est produit, l'arbitre décide de siffler un pénalty. L’arbitre vidéo analyse alors l'ensemble de la situation, à partir du début de la phase offensive de l'équipe lilloise, et conclut à une absence d'erreur manifeste dans les décisions prises par l'arbitre.
Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Après une récupération du ballon par l'équipe lilloise, qui ne présente pas d'infraction avérée au regard des Lois du jeu, le contact entre le ballon et le défenseur dans la surface de réparation s'effectue sur le flanc et le coude du bras gauche replié, très proche du corps, sans contact additionnel avec l'autre bras. Cette position ne correspond pas à une augmentation artificielle de la surface couverte par le corps du défenseur. Par conséquent, la décision de pénalty n'était pas attendue et un visionnage en bord de terrain aurait dû être proposé pour corriger la décision.
Stade Brestois 29 – FC Metz (90e+7 minute)
Sur une passe effectuée par l'un de des coéquipiers, le Brestois Lucas Tousart est déséquilibré dans la surface de réparation par le Messin Alpha Touré et se retrouve au sol. L’arbitre laisse le jeu se dérouler. L’arbitre vidéo analyse la situation et, au premier arrêt de jeu, invite l’arbitre à visionner les images en bord de terrain pour un possible pénalty. Après avoir pris connaissance des images, l’arbitre décide finalement de sanctionner l'intervention du défenseur et d'accorder un pénalty.
Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Le défenseur, dans sa propre surface de réparation, bouscule l'attaquant avec une poussée manifeste des deux bras dans le dos de ce dernier. Ce geste, provoquant la chute de l'attaquant, est clairement sanctionnable au sens de la loi 12 : le pénalty était bien la décision technique attendue.
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