Cette semaine, la Direction de l’arbitrage de la FFF revient sur deux situations intervenues au cours du choc de la 16e journée de Ligue 1 McDonald’s entre l'OM et l'AS Monaco, et notamment sur le but refusé au Monégasque Lamine Camara.
Olympique de Marseille – AS Monaco (51e minute)
Sur un ballon piqué adressé par le Monégasque Caio Henrique vers son partenaire Takumi Minamino dans la surface de réparation adverse, Folarin Balogun se trouve en position de hors-jeu au contact du Marseillais Nayef Aguerd. Le ballon, renvoyé ensuite de la tête par un défenseur marseillais, est immédiatement récupéré par le Monégasque Lamine Camara, qui marque directement un but depuis l'entrée de la surface de réparation. L'arbitre assistant décide alors de lever son drapeau car il considère que Balogun a impacté la capacité d'Aguerd à jouer le ballon au départ de l'action. L'arbitre vidéo vérifie la situation et confirme la position de hors-jeu sanctionnable de l'attaquant monégasque.
Analyse de la Direction de l’Arbitrage
L'analyse de cette situation relève d'une "zone grise" dans la mesure où plusieurs critères d'interprétation existent, n'aboutissant pas nécessairement à la même décision : but valable ou but refusé. En particulier, eu égard au déplacement initial du défenseur marseillais en direction du point de chute présumé du ballon, entravé rapidement par la position de hors-jeu de l'attaquant monégasque, il n'est pas clairement erroné d'estimer que la position de ce dernier a influencé la capacité du défenseur à jouer le ballon. Ainsi, la décision d'annuler le but peut ne pas être considérée comme une "erreur manifeste" au sens du protocole de l'assistance vidéo, même si celle d'accorder le but aurait également pu être naturellement envisagée.
Olympique de Marseille – AS Monaco (70e minute)
Sur un tir au but du Marseillais Mason Greenwood à l'entrée de la surface de réparation adverse, le ballon vient heurter la cuisse du Monégasque Denis Zakaria, avec un possible contact préalable avec la main du Monégasque Mohammed Salisu. L'arbitre ne détecte aucune faute et laisse le jeu se poursuivre. Après avoir étudié la séquence, l'arbitre vidéo décide que l'arbitre n'a pas commis d'erreur manifeste qui justifierait l'envoi des images en bord de terrain.
Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Le possible contact entre le ballon et la main de Salisu dans une position illicite a été correctement analysé par l'arbitre vidéo à l'aide des différents angles de caméras mis à sa disposition. Etant dans l'impossibilité d'affirmer l'existence de ce contact en excluant le moindre doute, l'arbitre vidéo a décidé à juste titre de ne pas intervenir davantage.
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