Arbitrage by La Poste

Arbitrage : Le pénalty de l'OL était justifié

Après chaque journée de Ligue 1 McDonald’s, la Direction de l'arbitrage de la FFF analyse certaines situations qui ont nécessité le recours à l'assistance vidéo durant le week-end.
avec FFF
Publié le 22/10/2025 à 09:34
2 min de lecture
La main du Niçois Charles Vanhoutte sur un tir du Lyonnais Abner Vinicius a offert un pénalty aux Lyonnais lors de la 8e journée.

Cette semaine, la Direction de l’arbitrage de la FFF revient sur deux situations intervenues au cours de deux rencontres différentes de la 8e journée de Ligue 1 McDonald’s. Elle analyse notamment l'action du pénalty sifflé dans le match entre l'OGC Nice et l'OL.

OGC Nice – Olympique Lyonnais (51e minute)
A l'intérieur de la surface de réparation niçoise, le Lyonnais Abner Vinicius, en possession du ballon, efface un adversaire et tire en direction du but. Le Niçois Charles Vanhoutte se positionne dans la trajectoire du ballon et dévie celui-ci de la cuisse droite, puis du bras. L’arbitre, bien positionné, intervient immédiatement et accorde un pénalty. L’arbitre vidéo vérifie la nature du contact et confirme la décision prise sur le terrain.

Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Le contact entre le ballon et le bras du défenseur est bien répréhensible au sens des Lois du jeu : même si le coude est assez proche du corps, la position de l'avant-bras avec lequel le défenseur dévie le ballon augmente artificiellement la surface couverte par son corps. Avec un bras dans cette position, le défenseur prend le risque de toucher le ballon et d'être ainsi sanctionné. La Direction de l’Arbitrage rappelle que le contact préalable du ballon avec la cuisse du défenseur n'est pas un critère qui figure dans la loi 12 et qui saurait, à lui-seul, annuler la position sanctionnable du bras. Le pénalty était bien la décision attendue.


Toulouse FC – FC Metz (45e+2 minute)
Alors qu'une rentrée de touche est exécutée par l'équipe toulousaine en direction de Cristian Casseres Jr, le Messin Sadibou Sané intervient sur ce dernier à l'aide d'un tacle effectué les deux pieds décollés du sol. Il dévie d’abord le ballon de son pied droit, puis heurte la jambe droite de son adversaire. L’arbitre intervient immédiatement et adresse un carton rouge au fautif, estimant que le tacle a mis en danger l'intégrité physique du joueur toulousain. L’arbitre vidéo analyse la situation et confirme la décision disciplinaire.

Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Le tacle, réalisé sans maîtrise, avec vitesse, les deux pieds décollés du sol et un impact sur le bas de la jambe du joueur toulousain, provoque clairement une mise en danger de l'intégrité physique de ce dernier, par ailleurs presque statique. Conformément à la loi 12, ce geste doit donc être considéré comme une faute grossière : la décision d’exclure le fautif était attendue.

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