Kevin Carlos, 24 ans, mesure 1,86 mètre, et pèse 96 kilos. Cet ancien athlète formé à Huesca, ne s’en cache pas. « Je suis un attaquant très puissant, fort dans le jeu aérien et dans la surface, explique-t-il. J’aime presser l’adversaire, attaquer la défense adverse pour la faire déjouer. »
Lui qui apprécie le jeu physique du Belge Lukaku, et qui adore la combattivité et le harcèlement défensif d’Agüero, a vu sa carrière décoller en Suisse après un prêt réussi à Yverdon.
« A Huesca, mon club depuis toujours, j’ai vu que je n’allais pas avoir beaucoup de minutes, j’ai décidé de partir à l’étranger. » A 22 ans, son pari réussit. Lors de la saison 2023/2024, il inscrit 14 buts en 34 matchs de championnat. Bâle le recrute. Là encore, ses statistiques (15 buts en 39 matchs) lui permettent de réaliser le doublé coupe-championnat et d’attirer les convoitises. Les Aiglons ont investi sur lui avec un contrat de cinq ans.
« Pour moi, ce n’est que le début », déclare cet enfant d’immigrés nigérians, « venus chercher une vie meilleure ». Né à Ceuta, il possède la double nationalité hispano-nigériane et assure : « Je n’ai pas encore commencé. Je veux faire une longue carrière, montrer, être un attaquant dont les gens se souviennent. Je travaille très dur parce que je veux aller très loin. Je ne me contente pas de signer un contrat. Si tu te contentes de ce que tu as, tu tombes ».
Il compte déjà 2 apparitions avec l'OGCN en Ligue 1 McDonald's. S'il n'a pas scoré, il a été aux premières loges du csc d'Akpa (AJA) à l'Allianz Riviera (3-1).
Tiago Gouveia, 24 ans, a débuté le foot vers 10 ans. « C’est tard », reconnaît-il. Mais à l’école du Sporting Portugal, puis à 16 ans, celle du Benfica, « parce que la structure était meilleure », il a rapidement gravi les échelons jusqu’à l’équipe première, la dernière Coupe du monde des clubs aux États-Unis et la sélection U21 portugaise.
La saison dernière, le Portugais a été opéré du genou, touché à l’épaule. Cela lui a gâché la majeure partie de sa saison, jusqu’au mois de mars. « Cela m’a freiné dans ma progression. Mais depuis avril, je suis très bien physiquement et mentalement », dit-il dans un français presque parfait appris à l’école et à Toulouse.
Lui, qui compte 40 apparitions avec Benfica mais aussi 30 avec Estoril, où il a été prêté, n’avait « pas assez de temps de jeu à Benfica ». « Je suis parti parce que je veux jouer plus, précise-t-il. Ici, l’exigence est grande et j’y suis habitué. Cela me convient. Il y a beaucoup de qualité, et on vise le Top 7. »
Le Parisien João Neves l’a convaincu de la qualité du championnat et du club. Son prêt est assorti d’une option d’achat. Mais il assure « ne pas vouloir y penser ». « Je veux profiter, être moi-même » et faire en sorte de briller, comme « piston droit et gauche, ailiers droit et gauche, mes zones préférées ».
Charles Vanhoutte aura 27 ans le 16 septembre. Et il est devenu international belge il y a quelques jours contre le Kazakhstan (6-0). Très régulier la saison dernière avec les champions de Belgique l’Union Saint-Gilloise, il avait tapé dans l’œil de Franck Haise et de Florian Maurice lors de la confrontation avec Nice en décembre en Ligue Europa.
Milieu axial au profil très défensif et stabilisateur, son profil était devenu nécessaire pour remplacer Pablo Rosario. Expérimenté (146 matchs dans l’élite belge, 20 matches européens), il n’est pas un pari mais un joueur qui a pour ambition de disputer la Coupe du monde avec la sélection belge en fin de saison.