Le 5 mai 1989, la rivalité entre les deux clubs n’est encore que sportive lorsque le leader parisien se rend chez son dauphin marseillais à quatre journées de la fin de la saison. Et lorsque Franck Sauzée décoche une frappe surpuissante dont il a le secret dans les dernières secondes – dans la foulée d’un sauvetage de Huard face à Simba – c’est tout le Vélodrome qui exulte ! Le buteur célèbre face au virage Sud et l’OM reprend la tête du classement. Position que les troupes de Bernard Tapie ne lâcheront plus jusqu'à la fin.
Une première confrontation à enjeu qui marque le but d’une nouvelle rivalité entre l’OM et le PSG.
En octobre 1989, Chris Waddle n’est pas encore « Magic ». Débarqué à Marseille à l’été 1989 avec le statut de 3e joueur le plus cher du monde, l’Anglais signe son match référence au meilleur des moments…face au PSG.
« Ce fut le jour où j’ai commencé à jouer », a plus tard confié Waddle. Dans un match pas encore appelé « Classique » mais bien retransmis en direct à la TV, l’Anglais de l’OM fait chavirer le Vélodrome sur deux gestes pour un but mythique…Une action individuelle qu’a par la suite décrit le buteur marseillais : « Un court instant, je me suis demandé si je n’étais pas hors-jeu... J’ai ensuite anticipé la sortie de Joël Bats en voyant qu’il montait vers moi après une hésitation. Je l’ai lobé et j’ai poussé le ballon dedans en ratant presque ma talonnade. C’était purement instinctif. »
Trois jours après le titre européen remporté par l’OM contre l’AC Milan (1-0), l’Olympique de Marseille est sur un nuage au moment de recevoir son rival au Vélodrome. Bien que rapidement mené 0-1, les Olympiens renversent la partie pour s’imposer largement 3-1, en signant l’un des buts les plus mythiques de l’histoire championnat de France, ponctué par un nouveau but de la tête de Basile Boli…depuis l’entrée de la surface, à la suite d’un centre d’Abedi Pelé. Bien plus tard, le héros marseillais avouera qu’au moment de reprendre le ballon sa « seule envie était d’emplâtrer Ricardo », le défenseur parisien qui avait secoué ses coéquipiers Völler et Boksic.
Bien que mal-classé avant ce Classique (11e à 10 pts du PSG), l’OM de Casoni qui reste sur 1 victoire en 7 matchs est transfiguré pour l’événement. Les Mareillais passent quatre buts à leur rival pourtant en pleine lutte pour le podium.
Une 1ère depuis 14 ans dans un match très chaud et marqué par les expulsions précoces des deux Leroy, Laurent et Jérôme (un de chaque côté), alors que le PSG est devant à la marque. La suite est à sens unique en faveur de l’OM. Deux anciens parisiens passés chez « l’ennemi » marquent les 2e et dernier buts (Pouget Maurice) pour un succès historique. Succès qui sauve la saison d’Olympiens qui ont ensuite concédé trois défaites de suite pour ne glaner qu’une seule victoire lors des huit dernières journées…face au champion monégasque.

A lire aussi >>> OM-PSG : 20 ans de maillots !
Il a fallu un immense Ronaldinho pour mettre fin à 15 ans sans succès parisien au Vélodrome. Auteur d’un récital, le Brésilien marque (profitant d’une erreur de Leboeuf) avant d’offrir le 3e but à Jérôme Leroy, auteur d’un doublé. Grande première dans l’histoire de la rivalité, le PSG parvient à battre trois fois l’OM au cours d’une même saison.
Une victoire rétroactivement historique pour l’OM, car il s’agit de la dernière en date dans son antre face au PSG. Depuis, les Marseillais ont échoué à battre les Parisiens à 12 reprises en championnat à domicile, série en cours.
Ce soir de novembre 2011, Morgan Amalfitano et ses coéquipiers dominent un PSG version QSI, déjouant les pronostics et un classement très favorables aux Parisiens (3e vs 14e place de l'OM). Rémy et Ayew de la tête, Amalfitano d'un tir croisé viennent à bout des Parisiens.

Pour sa deuxième venue au Vélodrome (en travaux) sous l’ère QSI, le PSG ne parvient toujours pas à s’imposer. Pourtant, Zlatan Ibrahimovic a signé son premier exploit avec un doublé mémorable sur un coup franc et une reprise acrobatique sous les yeux de Carlo Ancelotti, qui découvrait également le Classique. Mais en face, André-Pierre Gignac a fait aussi bien que la star suédoise avec un doublé sur deux frappes parfaites, rappelant qu’à la J8 c’est bien l’OM qui pointe en tête du classement.
Au cœur de la domination parisienne dans les Classiques (20 matchs sans défaite), le PSG décroche en février 2017 le plus large succès de son histoire au Vélodrome. « On n’a pas été à la hauteur de l’événement », a résumé Rudi Garcia après la débâcle marseillaise. La défense de l’OM est pointée du doigt, laissant le PSG frapper 21e fois (14 tirs cadrés).
Le phénomène Neymar est attendu de pied ferme par le Vélodrome. Et les spectateurs n’ont pas été déçu ! Dans un des Classiques aux scénarios les plus fous, la star brésilienne est un des animateurs principaux du match. D’abord en égalisant, puis en voyant rouge sur un geste d’humeur, laissant ses coéquipiers à dix. A la 78e minute, Thauvin pense avoir fait la différence en redonnant l’avantage aux Olympiens. Sur un ultime coup-franc, Cavani refroidit le stade en plaçant son tir sous la barre de Mandanda…
Coupe de tonnerre à l’annonce des compositions ! Alors que le forfait de Cavani est connu, ni Rabiot, ni Mbappé ne figure dans le onze parisien de Thomas Thuchel… Pourtant, l’attaquant français parvient à être l’homme du match.
Dans un Classique encore indécis à l’heure de jeu, Kylian Mbappé s’est montré décisif en trouvant la faille sur son 3e ballon touché. Lancé comme une fusée par Di Maria, il s’offre un premier but au Vélodrome en carrière. En fin de rencontre, c’est Draxler qui crucifie un OM proche de revenir en suivant un tir trop croisé de Neymar (0-2).