L’OGC Nice, auteur d'une première période historique au cours de laquelle les hommes de Franck Haise ont inscrit six buts, a pulvérisé l’AS Saint-Etienne (8-0) vendredi en ouverture de la 5e journée de Ligue 1 McDonald’s.
Sur une pelouse entièrement changée du stade de l'Allianz Riviera, le Gym, en bleu - les couleurs originelles- pour fêter les 120 ans du club, a réalisé une première période parfaite dans un stade annoncé à guichets fermés.
« Les 120 ans resteront gravés dans les mémoires. En tout cas, ça restera gravé dans la mienne, parce que les matchs avec de tels scores, n'arrivent pas souvent, voire jamais », a réagi l'entraîneur.
En effet, l’OGC Nice a remporté un match de Ligue 1 McDonald’s par au moins 8 buts d’écart pour la 3e fois de son histoire, après deux 8-0 infligés à Rennes le 27 mars 1949 et à Sedan le 15 septembre 1957. Les Aiglons ont donc égalé leur record de buts inscrits lors d’une même rencontre dans leur histoire au sein de l’élite.
Face aux Verts, Nice est devenu la 1re équipe à marquer au moins 6 buts en première période d’un match de Ligue 1 au 21e siècle, et la 1re à y parvenir depuis Lyon contre Marseille le 24 mai 1997 (7-0 à la pause, 8-0 score final).
Alors qu'il avait regretté le manque de d'efficacité offensive à Marseille, Haise a apprécié les huit buts inscrits.
Il a confié que pour lui, « ce qui compte, c'est que les joueurs ont montré qu'il y a du talent collectif dans l'équipe, mais qu'il y a aussi du talent individuel pour marquer certains buts. On en aura besoin sur d'autres rencontres qui seront plus serrées ».
« Gagner 8-0 donne de la confiance pour ce qu'on met en place, pour les joueurs, dans le travail effectué », mais « c'est la régularité qui m'intéresse », a-t-il assené.
La stat :
L’OGC Nice n’est que la 2nde équipe, hors Paris SG (qui y est parvenu 3 fois), à remporter un match de Ligue 1 MCDonald's par au moins 8 buts d’écart au 21e siècle, après le LOSC vs Istres le 2 avril 2005 (8-0 également).
« Je suis très heureux d'avoir vu une équipe dominante, incisive, juste, efficace, a-t-il conclu. Mais les entraîneurs attendent toujours le match d'après. C'est d'ailleurs pour ça qu'on est malheureux. On a du mal à se satisfaire. Je suis satisfait intérieurement. Mais je suis déjà dans le match d'après... presque. »