ligue1-logo
Arbitrage by La Poste

Arbitrage : Le 1er pénalty pour Lens n'était pas justifié

Après chaque journée de Ligue 1 McDonald’s, la Direction de l'arbitrage de la FFF analyse certaines situations qui ont nécessité le recours à l'assistance vidéo durant le week-end.
Rédaction
Publié le 25/08/2026 à 16:10
4 min de lecture
Florian Thauvin (RC Lens) a transformé deux pénaltys face à l'AJ Auxerre.

Cette semaine, la Direction de l’arbitrage de la FFF revient sur trois situations intervenues au cours de deux rencontres de la 1ère journée de Ligue 1 McDonald’s diffusée sur Ligue 1+.

Olympique de Marseille – RC Strasbourg Alsace (56e minute)
Le milieu strasbourgeois Samir El Mourabet joue le ballon en direction d’un partenaire proche de la ligne de touche. Alors qu’il est pressé par le milieu marseillais Pierre-Émile Hojbjerg, sans lutte pour le ballon, il effectue un geste additionnel délibéré et donne un coup de pied au niveau du mollet de son adversaire. L’arbitre ne perçoit pas l’action. Après analyse des images, l’arbitre vidéo recommande un visionnage à l’arbitre central.

Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Le Strasbourgeois Samir El Mourabet vient de jouer le ballon et n’est plus en situation de le disputer avec le Marseillais Pierre-Émile Hojbjerg. Le coup de pied donné délibérément au mollet constitue donc un geste additionnel sans rapport avec la tentative de jouer le ballon et caractérise un acte de brutalité. Le fait de toucher ou non l’adversaire ne modifie pas la qualification de l’infraction : donner ou essayer de donner un coup de pied constitue un acte de brutalité. La décision attendue est donc une exclusion du fautif pour acte de brutalité et un coup franc direct en faveur de l’équipe adverse.


RC Lens – AJ Auxerre (10e minute)
A la suite d’un coup franc en faveur de Lens, le ballon est renvoyé vers l’extérieur de la surface de réparation auxerroise. Au duel avec le Lensois Ismaëlo Ganiou, l'Auxerrois Arthur Piedfort est le premier à intervenir sur le ballon, alors même que son adversaire le tient au niveau du bras. Ce contact, provoqué par le Lensois Ganiou, impacte le mouvement du bras de l'Auxerrois Piedfort qui, sous l’effet de cette intervention, touche le ballon de la main. L’arbitre sanctionne Arthur Piedfort d’un pénalty pour une faute de main délibérée.

Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Le contact provoqué par le Lensois Ismaëlo Ganiou au niveau du bras de l'Auxerrois Arthur Piedfort est à l’origine du mouvement qui conduit la main du Belge vers le ballon. La Loi 12 prévoit qu’une faute de main est sanctionnée lorsque le joueur touche délibérément le ballon ou lorsqu’il a augmenté artificiellement la surface couverte par son corps. Dans cette situation, Arthur Piedfort ne maîtrise plus le mouvement de son bras puisque celui-ci est tenu par son adversaire lensois Ismaëlo Ganiou. Il ne cherche donc pas délibérément à toucher le ballon et n’a pas augmenté artificiellement la surface couverte par son corps. La faute de main n’est donc pas caractérisée et le pénalty n’est pas justifié. L’arbitre vidéo aurait dû recommander un visionnage afin que l’arbitre central annule le pénalty.


RC Lens – AJ Auxerre (35e minute)
Sur un dégagement du gardien lensois, le ballon est dévié par l'un de ses coéquipiers. L’attaquant lensois Abdallah Sima est plus rapide que le défenseur auxerrois Christ Makosso et prend le contrôle du ballon. Alors qu’il réoriente sa course vers le but adverse, il est victime d’une faute du défenseur. L’arbitre siffle un coup franc direct et exclut le défenseur pour avoir anéanti une occasion manifeste de but.

Analyse de la Direction de l’Arbitrage
L’attaquant lensois Abdallah Sima contrôle le ballon et, au moment de la faute, réoriente clairement sa course en direction du but. La faute intervient à proximité de la surface de réparation, avec un attaquant qui dispose encore de la maîtrise du ballon et d’un espace lui permettant de poursuivre son action. Le défenseur fautif est alors le dernier joueur en mesure d’intervenir avant que l’attaquant ne se retrouve en situation de face-à-face avec le gardien. Compte tenu du contrôle du ballon, de la direction de la course, de la proximité du but et de l’absence d’autre défenseur susceptible d’intervenir, la probabilité que l’attaquant poursuive son action et obtienne une occasion de but est très élevée. Les critères permettant de caractériser une occasion manifeste de but sont donc réunis. L’exclusion du défenseur auxerrois Christ Makosso pour avoir anéanti une occasion manifeste de but est conforme aux Lois du Jeu.

→ Abonnez-vous à Ligue 1+ pour suivre 100% de la Ligue 1 McDonald's !

ligue1-logo