Clap de fin pour Dimitri Payet ! Figure marquante de la Ligue 1 McDonald’s, un championnat dans lequel il totalise 103 buts et 106 passes décisives en presque 500 matchs, Dimitri Payet a annoncé qu’il raccrochait les crampons dimanche au micro de Ligue 1+, quelques jours avant de fêter ses 39 ans. Après avoir débuté chez les professionnels avec le FC Nantes, le Réunionnais a joué à l’AS Saint-Étienne, au LOSC et surtout à l’Olympique de Marseille outre deux parenthèses à l’étranger, à West Ham et à Vasco da Gama, son dernier club, rejoint en 2023. Dans un entretien avec Ligue 1+, l’ex-international français (38 sélections) est revenu sur les moments forts de sa carrière.
« Quand je suis arrivé à Nantes à presque 17 ans, j’avais déjà l’expérience de la métropole comme j’étais passé par le centre de formation du Havre. Le climat est plus doux, j’ai grandi dans la tête… Au Havre, je me suis formé mentalement car il fallait être costaud, dur, et à Nantes, je me suis formé au football. En additionnant tout ça, je suis devenu le joueur que je suis aujourd’hui. »
« Un de mes premiers critères de choix de clubs, c’était les stades. Je me demandais où est-ce que j’allais jouer à la maison, si l’ambiance était bonne… C’est ma vision du foot, je ne peux pas concevoir de jouer dans un stade sans ambiance. […] Quand je suis arrivé à l’ASSE, on était un petit groupe de jeunes dont Bafétimbi Gomis était le grand frère, qui nous a pris sous son aile, qui nous protégeait mais qui nous mettait aussi face à nos responsabilités quand il le fallait. »
« Eden Hazard était une pépite, un diamant, un dribbleur qui pouvait partir à droite, à gauche, robuste… Les dirigeants de Lille m’avaient dit qu’il partirait sûrement un an plus tard et que j’arrivais pour préparer la suite. Tout le monde jouait pour Eden à cette époque et au bout de deux entraînements, j’ai compris pourquoi, tu es obligé de jouer pour lui. C’était incroyable. Alors que j’étais sur le terrain, je me surprenais à regarder son match (comme un spectateur)… »
« Marcelo Bielsa ? El Loco, ça lui correspond mieux vu la longueur des séances d’entraînement. Il nous disait que c’était nécessaire pour que l’on comprenne ce qu’il voulait, que ça allait prendre du temps. Et au début, on passait jusqu’à 3 heures sur le terrain, c’est long ! Mais il avait une façon de te parler… Tout ce qu’il disait était vrai. Avant Bielsa, je jouais au football, avec lui, j’ai compris le football. […] »
« Celui avec qui je me suis le mieux entendu, c’était André-Pierre Gignac. Déjà, on s’entendait vraiment vraiment bien en dehors. Il a fait une saison 2014/2015 vraiment exceptionnelle (21 buts). Oui, j’ai fait beaucoup de passes décisives mais le passeur reste dépendant du finisseur. »
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