Cette semaine, la Direction de l’arbitrage de la FFF revient sur trois situations intervenues au cours de trois rencontres de la 26e journée de Ligue 1 McDonald’s. Elle analyse notamment le but refusé à l'AJ Auxerre à Marseille.
Olympique de Marseille – AJ Auxerre (86e minute)
Au cours d’une attaque auxerroise, un tir vers le but est d'abord dévié par le Marseillais Emerson Palmieri dans sa surface de réparation. Le jeu se poursuit et l'Auxerrois Bryan Okoh marque un but pour son équipe. L’arbitre refuse le but car il estime que le buteur a touché le ballon du bras. L’arbitre vidéo vérifie la situation dans son ensemble et confirme la décision prise par l'arbitre.
Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Conformément à la loi 12, le but devait bien être refusé car l'Auxerrois a marqué directement de la main ou du bras, même de manière accidentelle. Le travail de l'arbitre vidéo a également permis de confirmer l’absence d'infraction lors de la déviation du ballon par le défenseur marseillais dans la surface de réparation.
FC Lorient – RC Lens (45e +4 minute)
Lors de l'exécution d'un corner en faveur de l'équipe lensoise, le Lorientais Bamba Dieng, situé dans sa surface de réparation, envoie le ballon de la tête sur le bras de son partenaire Arthur Avom, situé à proximité. L’arbitre ne détecte pas ce contact et le jeu se poursuit. L’arbitre vidéo revisionne la situation et considère que le contact entre le bras et le ballon n'est pas sanctionnable.
Analyse de la Direction de l’Arbitrage
La position du bras au moment du contact avec le ballon n'augmente pas artificiellement la surface couverte par le corps du Lorientais. Par conséquent, en application de la loi 12, ce contact n'est pas sanctionnable. La direction de l’Arbitrage précise également que, contrairement à l'explication fournie par l'arbitre vidéo, la notion de « main involontaire » n'est pas un critère de jugement prévu dans les lois du jeu.
FC Metz – Toulouse FC (55e minute)
Sur un duel aérien, le Messin Bouna Sarr et le Toulousain Pape Demba Diop se disputent le ballon de la tête dans la surface de réparation. L'arbitre identifie un contact sanctionnable entre le ballon et le bras gauche du défenseur, et accorde un pénalty pour Metz. L’arbitre vidéo analyse la totalité de la situation et caractérise un contact préalable sanctionnable entre la main droite de l'attaquant et le ballon. Il recommande alors un visionnage à l’arbitre : ce dernier annule finalement le pénalty et reprend le jeu par un coup franc direct en faveur de l'équipe toulousaine.
Analyse de la Direction de l’Arbitrage
La première infraction à la loi 12 est le contact, qui peut être considéré comme délibéré, entre le ballon et la main droite du Messin. C'est donc bien cette faute qui devait être sanctionnée et non celle intervenue ultérieurement lors du contact entre le ballon et le bras du Toulousain.
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