Interview

Joaquín Panichelli : « Mon doublé contre le PSG a été le déclic »

Auteur de 11 buts pour sa première saison en Ligue 1 McDonald's, l'attaquant strasbourgeois Joaquín Panichelli revient sur son explosion, la sélection argentine et son style de jeu.
avec AFP
Publié le 29/01/2026 à 14:16
3 min de lecture
Joaquín Panichelli domine Lucas Beraldo.

De la neige fondue tombe sur une Meinau vide et Joaquín Panichelli se penche vers la tribune pour montrer le virage où se masseront les ultras. « C’est là que je veux marquer ! », dit l’avant-centre strasbourgeois alors que le Racing retrouvera le PSG dimanche soir en clôture de la 20e journée de Ligue 1 McDonald's. Lors du match aller, le néo-international argentin de 23 ans avait inscrit un doublé et s'était révélé aux yeux de beaucoup. Aujourd'hui, il totalise 11 buts après avoir marqué 2 fois lors des 3 derniers matchs.

Quiz : Ont-ils joué avec le PSG et Strasbourg ?

Comment digère-t-on le fait d’être passé en quelques mois de la D2 espagnole à star du championnat de France ?
Star quand même pas... Mais oui, au final, en très peu de temps, j’ai franchi des étapes qui prennent peut-être des années à d’autres joueurs. J’ai toujours eu confiance en mes qualités. Mon passage à Mirandés (D2 espagnole) a été clé. On m’a donné 10 ou 15 matchs pour prendre confiance et j’avais besoin de cet espace pour me développer parce que je savais que j’avais les qualités. Je me préparais pour l’étape suivante et c’est ce que je fais aujourd’hui ici.

Quelle est la clé de votre adaptation rapide à Strasbourg ?
On m’a donné beaucoup de confiance. C’est un club en croissance, chaque match est un plaisir parce que le stade est toujours plein, c’est fondamental. Et nous avons un groupe très jeune, avec une très bonne ambiance.

« J'aime les choses classiques »

Vous affrontez dimanche le PSG, contre lequel vous vous êtes illustré au Parc des Princes…
On se prépare pour ces moments-là, pour affronter les meilleurs et être à la hauteur. Ce soir-là, c’est tombé sur moi et c’était peut-être le déclic pour que le nom de Panichelli commence à résonner en France et en Europe.

Vous considérez-vous comme un attaquant vintage, une espèce en voie de disparition ?
Oui et j’aime ça. Mon profil sur le terrain va avec ce que je suis en dehors. J’aime les choses classiques, comme lire et le rock. Mais bon, j’essaie de combiner un peu ce style vintage avec les exigences de notre époque, qui demande beaucoup physiquement, beaucoup de volume de courses... J’essaie d’avoir un mélange. Dans la surface, j’ai des armes pour marquer, je me débrouille du pied droit, du pied gauche, de la tête... et l’humilité pour accompagner l’équipe. Si d’autres doivent briller et marquer, ça ne me pose aucun problème.

Quelles sont vos références ?
Je regardais Olivier Giroud à l’époque d’Arsenal, Karim Benzema, un joueur de classe mondiale... Mais évidemment, aujourd’hui ; Erling Haaland est le prototype du numéro neuf de surface que tout le monde regarde pour s’améliorer et s’inspirer.

« Remplacer Messi, c’était une folie »

Comment s’est passé votre première avec l’Argentine, lorsque vous êtes entré à la place de Lionel Messi ?
Représenter son pays, pour moi qui me sens tellement argentin, c’est un rêve. Pouvoir avoir au moins quelques minutes et remplacer Messi, c’était une folie, un rêve devenu réalité (il a fait ses débuts lors d’un amical de novembre remporté contre l’Angola)

La Coupe du monde commence dans moins de cinq mois... Vous voyez-vous dans la liste de Lionel Scaloni ?
Je dois continuer comme je le fais, ni plus ni moins. Au final, si l’on fait les choses bien, tôt ou tard, ce qui doit arriver arrive. Je ne veux pas me mettre cette pression parce que sinon, je risque de jouer autrement ou de faire des choses auxquelles je ne suis pas habitué.